Essai Renault Fluence : influence roumaine
Peu importe, donc, si elle ne séduit pas chez nous. Cette Fluence se veut exotique et vise plutôt l'Europe de l'Est, l'Asie, ou encore le pourtour méditerranéen. Des marchés très friands de berlines statutaires et abordables. A ce jeu, la française dispose de quelques arguments. La berline à coffre se veut effectivement assez pimpante, avec des traits fluides et de gros blocs optiques à l'avant. Moins consensuel, l'arrière fait dans l'élégance avec des yeux biseautés et une jupe gonflée. Un dessin général assez éloigné des actuelles Renault qui souffre néanmoins d'un léger déficit de sex-appeal.
L'intérieur est plus convainquant. Déjà parce qu'il reprend la planche de bord de Mégane III. Mais aussi pour sa finition qui ne déçoit pas. Les matériaux sont effectivement dans la bonne moyenne et les assemblages demeurent plus que corrects. Bien sûr, la Fluence est également attendue au tournant au rayon habitabilité et là non plus la française n'a pas à rougir. L'espace aux passagers arrière est considérable, avec des côtes équivalentes à celles de la Mégane Estate (break). Le coffre fait aussi très bonne figure avec 530 litres de chargement.
Bémol en revanche pour la commande du système de navigation optionnel (Carminat TomTom). Tolérable sur la Clio, la petite télécommande dénote ici clairement avec l'ambiance relativement ''classe'' de l'habitacle. Un détail qui nous rappelle que, malgré l'écrin flatteur, il s'agit bien d'un véhicule abordable.
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